b) Son impact sur l'environnement

Un chewing-gum, met environ cinq ans à se biodégrader : c’est 90 fois moins qu’un sac en plastique mais 12 fois plus que pour un simple morceau de papier !

Le consommateur américain consomme 300 chewing-gums par an.

La France est le deuxième pays consommateur mondial de chewing-gum avec 5 chewings- gums par semaine!

Les chewing-gums collés sur la chaussée sont devenus un tel problème et un tel gouffre financier  qu’il a fallut employer des mesures radicales. A Singapour, par exemple, l’état a tout simplement interdit la consommation de chewing-gums à l’intérieur du pays… Seuls les chewing-gums à propriétés thérapeutiques sont autorisés et seulement sous ordonnance !

Plusieurs méthodes ont été mises à l’œuvre, à travers le monde, pour tenter de venir à bout des chewing-gums incrustés sur le bitume. Certaines sont surprenantes, comme cette initiative genevoise : la cryogénisation à l’aide d’un extincteur. Mais, avec trois gommes seulement par extincteur, le procédé n’était pas rentable. Le traitement le plus couramment appliqué est donc le même que pour les autres détritus, à savoir des engins qui nettoient le sol à une pression voisine de 10 bars : trop peu pour décoller toutes les pâtes du bitume. Les appareils de nettoyage à haute pression de type Kärcher se montrent plus efficaces sur certains types de sols, mais ils coûtent cher et le travail est laborieux. L’appareil-miracle-à-enlever-les-chewing-gums-des-rues reste à inventer.

FLÉAU COLLANT

L’ennui, c’est qu’il adhère, se solidifie et devient quasiment impossible à décoller. Un cauchemar pour les services de nettoiement et pour l’environnement. Pour désincruster la gomme, il faut utiliser de puissants produits chimiques, gratter à la main ou passer un nettoyeur à haute pression, voire les trois. "En 2001, il nous a fallu sept semaines pour décaper les trottoirs d’Oxford Street [à Londres]. En moins de quelques semaines, c’était pire qu’auparavant", se désespérait, en 2005, Alan Bradley, chargé de la propreté urbaine pour l’arrondissement de Westminster, dans les colonnes du Guardian. Casse-pieds, les chewing-gums.

Las de ce fléau collant, les libéraux démocrates de la capitale britannique ont réclamé, en 2005, qu’une taxe d’un penny (un peu plus d’un centime d’euro) soit imposée sur chaque paquet afin de financer le nettoyage. Histoire de compenser la facture salée des municipalités. Outre-Manche, si le sujet semble être pris très à cœur, c’est qu’une estimation effrayante a été réalisée à la fin des années 1990. Le décollage des chewing-gums coûterait chaque année 4,5 millions d’euros à Londres et 220 millions d'euros dans tout le Royaume-Uni. Effacer une seule tache de gomme revient à 20 centimes d’euro minimum à la communauté, selon la société Straight PLC, spécialiste des conteneurs de tri, qui a mis au point une boîte spéciale pour les gommes à mâcher. Finalement, l’idée de cette taxe n’a pas décollé. Et en Irlande, les fabricants de chewing-gums ont obtenu, en 2005, l’abandon d’un projet similaire visant à taxer chaque paquet de 5 à 10 centimes d’euro.

Mais les Britanniques ne désespèrent pas. En agitant leurs neurones, les ingénieurs d’une société du groupe de nettoyage industriel Proventec ont mis au point une machine écologique qui désincruste facilement les chewing-gums en projetant de la vapeur sèche. Elle n’utilise ainsi que très peu d’eau. Son nom ? Le Gum Buster, allusion au célèbre film de chasseurs de fantômes Ghost Busters. Lancée en 1998 en Hollande, elle s’est exportée depuis sur les cinq continents. Il en coûtera tout de même 6 000 euros l’unité aux municipalités qui voudraient jouer les Bill Murray du chouïngue.

L’université de Bristol, elle, a décidé de prendre le problème à sa source : l’effet collant du chewing-gum. L’équipe du professeur Terence Cosgrove a créé une gomme à mâcher avec un ingrédient magique, baptisé "Tev7" : celui-ci contient des parties hydrophiles et hydrophobes qui sont donc attirées ou répulsées par l’eau. Une fois crachée, la gomme n’adhère pas aux surfaces sèches comme le béton. Un coup de brosse suffit à la balayer. Ce chouïngue révolutionnaire, qui ne colle ni aux semelles de chaussures ni aux cheveux, est en phase de développement chez la société Revolymer, qui devrait le commercialiser l’an prochain.

Petit conseil :

Armez-vous d’une loupe et regardez bien sur le paquet. Un tout petit sigle vous invite à déballer, mâcher et jeter… dans une poubelle pour cela conservez le papier d’emballage pour pouvoir jeter votre chewing-gum une fois terminé ! ;)

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